Mon amour, pourquoi m’as-tu quittée ?

A la veille de mes 26 ans, je pense à toi.  Malgré ton départ, je ne parviens pas à me remettre de ton absence.

Jamais je n’ai cru que j’allais célébrer cet anniversaire sans toi à mes côtés. Je ferme les yeux et repense à nous. Quand tu me serrais contre toi, pour m’apaiser et me rassurer.

Tu aimais la vie et moi j’apprenais à aimer la vie à travers ton sourire. Tu m’avais pourtant  promis qu’on vieillirait ensemble. Que tu m’aiderais à réaliser tous mes projets, mes rêves. Devenant ainsi le pilier de ma vie. Mais sans crier gare, tu as répondu présent à son appel.  Tu es parti. Tu l’as préféré à moi.

Cette fille qui a tout d’une mégère est plus belle que moi ? Réponds-moi sincèrement.

Qu’est-ce qu’elle avait de plus que moi ?

Qu’est-ce qu’elle pourrait t’offrir que moi je ne puisse pas ?

Le jour de la séparation, tu as prétexté un voyage. On a rangé ensemble tes effets. On s’est renouvelé nos promesses. Tu semblais pourtant si sincère. Ton regard était triste, j’ai cru que c’était ces jours loin de nous qui t’attristaient, mais j’ignorais que c’était plutôt l’adieu.

Crédit photo: http://www.lexpress.fr/styles/psycho/les-etapes-du-deuil_1503723.html
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 Les jours ont succédé aux nuits, tes appels très tôt le matin me tiraient de mon sommeil et me faisaient croire à la force de nos liens. Mais il n’en était rien, 7 ans que tu ne m’appelles plus, 7 ans qu’un grand vide s’est installé dans ma vie. Sans un au revoir, sans même me laisser la chance de faire ton bonheur. D’éclairer tes jours comme tu l’as fait depuis ma naissance, tu es sorti de ma vie, papa. Me laissant dans une mélancolie infinie. Quel que soit le bonheur que je viens à traverser, elle demeure au fond de mes yeux, la tristesse de notre séparation.  Oui papa, malgré le bleu de mes 26 ans. Je pense encore à toi et ces années n’ont en rien  tari mon amour pour toi.

Mariam Sorelle

6 commentaires sur “Mon amour, pourquoi m’as-tu quittée ?

  1. Il y a des limites à l’amour filial. S’enfermer dans le « pardon malgré tout » et en souffrir tous les jours ressemble plus à du masochisme qu’à une tentative d’amour, aussi moral soit-il. Faut couper les amarres : on n’a qu’une vie, elle n’appartient pas aux erreurs des autres !

    1. Compris D.E mais ceci est un hommage. Quand on perd un être chère avec le tps la douleur estompe. On y pense même plus. Mais il y’a des moments, des jours qui font rejaillir tte la peine enfouie en nous. On n oublie rien on vit avec… Je m’enferme pas… Mais j’y retourne de tps en tps.

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