In memorium: L’histoire du mannequin rendu célèbre après sa mort

Elle fut méconnue du grand public, jusque dans la nuit du 24 mars 2014, date à laquelle, agressée à l’arme blanche par un chauffeur de Taxi, elle est admise aux urgences du Centre Hospitalier et Universitaire (CHU) de Cocody à 23h. Le lendemain, Awa Fadiga, mannequin âgé de 23 ans décède sur le carrelage du CHU de cocody, à 13h précises. « Par manque de soin prodigué par le personnel hospitalier qui exigeait d’être payé avant de réaliser les premiers soins. », révélation sur les réseaux sociaux de ses proches des heures après sa mort. Le mauvais traitement que subisse les malades dans les urgences les hôpitaux d’Abidjan est un secret de polichinelle. La mort de la jeune fille comme un cheveu sur la soupe va rencontrer l’indignation des internautes.

Le communiqué du ministre de la santé apportant un démenti sur la version des parents, n’aura pas reussi à désamorcer la mobilisation. Car le drame de la disparition du jeune mannequin Awa Fadiga a ému l’opinion publique au-delà des frontières ivoiriennes. La page facebook dénommée « Awa Fadiga, Stop plus jamais ça » créé par ses amis atteint la barre de 26K de like. La pétition « pour que les hôpitaux ne soient plus des mouroirs » en son honneur, va trouver l’adhesion de 8387 signataires. La presse internationale se saisit du dossier à la suite des journaux ivoiriens. RFI, Jeune Afrique, Paris Match… reviennent sur la mort du jeune mannequin. A Abidjan, son décès est évoqué au conseil des ministres. Des sanctions tombent. Le ministre de la santé fait profil bas. Le gouvernement ivoirien relève de ses fonctions le Directeur Général du CHU de Cocody et annonce des ‘’mesures urgentes de restauration de la fonctionnalité des services des urgences de la ville d’Abidjan. Le procureur d’Abidjan ouvre une enquête. Ce jeune mannequin, dont le beau visage fut l’étendard d’un vaste mouvement de colère contre le dysfonctionnement du système de santé ivoirien a été finalement ensevelie le 31 mars 2014 au cimetière de Wiliamsville.

Mariam Sorelle

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