Voici la place qu’occupent les classes moyennes ivoiriennes

On en sait davantage sur les classes moyennes ivoiriennes.

Leurs réalités spécifiques ont été rendues publiques le jeudi 14 décembre 2017, lors de l’atelier de restitution des résultats provisoires de l’étude portant sur ‘’le réveil des classes moyennes ivoiriennes’’ à l’ENSEA (École Nationale de Statistiques Appliquées) à Cocody.

Longtemps considérées comme une part importante de la population ivoirienne, les classes moyennes représentent en réalité  une masse limitée de 26,4% de la démographie du pays.

Le chercheur Jean Philippe Berrou, est allé plus loin pour en donner des détails. Il a révélé que 64 % des classes moyennes ivoiriennes exercent dans le
secteur informel. « La classe moyenne ivoirienne est hétérogène. Elle est composée de 25% d’agriculteurs, 39% de travailleurs informels, 15% de retraités et inactifs, 17% de dirigeants de cadres du secteur public et 4% de classe intermédiaire formelle », dira-t-il.

Les résultats de l’étude  démontrent, par ailleurs, que seulement 16% des
classes moyennes ivoiriennes résident dans la capitale économique, Abidjan, contre  42% résidant en zone rurale.

Cette étude traitant de la problématique des classes moyennes ivoiriennes a été organisée par le  Ministère du Plan et du Développement et  l’Agence Française de Développement (AFD), en vue de comprendre et d’anticiper l’évolution du modèle de croissance ivoirienne.

Le directeur  du Cabinet  du ministère du Plan et du Développement, Yéo Nahoua, a félicité les acteurs ayant réalisé cette étude qui, selon lui, permettra au gouvernement ivoirien de travailler sur l’émergence des classes moyennes en Côte d’Ivoire.

Pour le directeur de l’Agence Française de Développement Abidjan,  Bruno Leclec, ces résultats peuvent avoir un impact sur l’ensemble du secteur privé en Côte d’Ivoire.

La Côte d’Ivoire qui aspire à l’émergence en 2020 gagnerait à inclure les classes moyennes dans sa politique publique. Car « la sortie de la pauvreté se fait aussi par l’informel », selon l’économiste Mihoub Mezouaghi, directeur adjoint de la direction de l’innovation et de la recherche à l’AFD Paris.


Mariam Sorelle

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *