Soirée d’ouverture Afropolitain : les femmes ont conquis le public

Riviera Attoban, à Abidjan. Bar du balafon. 19 heures tapante.

La salle est plongée dans le noir pour l’instant. Le podium, lui, est légèrement éclairé. Ce qui laisse une meilleure vue sur la scène musicale. Le public attend. Silencieux.

Micro en main, Patricia Essong apparaît sous une lumière bleue tamisée. Sa voix suave rompt le silence et déchire les cœurs. Le public, quasiment tétanisé, scotché par sa somptueuse voix la suit du regard, puis se laisse emballer et même emporter par l’artiste. Quand la Camerounaise monte sur scène, les musiciens augmentent l’intensité vibratoire de leurs instruments. C’est le top départ. La soirée de la 6ème édition du festival Afropolitain nomade est ainsi lancée.

A la suite de Patricia Essong, les chanteuses du groupe Ayana Bolingo de la Côte d’Ivoire font leur entrée avec belle l’interprétation du titre Africa de Miriam Makeba. Elles passent les titres phares des artistes comme Josée de la Côte d’Ivoire.

©Mariam Sorelle

La dernière femme à monter ce soir sur scène fut Jahelle Bonée. Son style et sa prestance ont vite conquis le public. Du chant, de la danse, du tam-tam, Jahelle a davantage dompté le public. C’est ce que soutien la blogueuse Marie Eliam : « J’ai beaucoup apprécié la performance des femmes, notamment celle de Jahelle que je trouve charismatique. Et la Camerounaise Patricia Essong qui nous a fait voyager avec sa voix mélodieuse. Les femmes ont mis de l’ambiance ce soir. »

©Mariam Sorelle

Touré ben bakary, graphiste, ne dira pas le contraire. « La soirée était belle. Mon coup de cœur, ce soir,  fut Jahelle Bonee. C’est une dame que j’apprécie énormément, une artiste multidimensionnelle. Si les femmes ont assuré ce soir, les hommes n’étaient pas en reste avec Rolland Bossou qui a mis le feu avec sa kora. » 

 

©Mariam Sorelle

A en croire Vanessa Kanga, la fondatrice du festival Afropolitainla programmation des femmes en début de concert n’est pas fortuite. « J’ai voulu donner la place aux créatrices africaines qui utilisent leurs origines africaines pour transmettre des messages, et on a eu une belle ouverture avec un plateau de femmes », confie-t-elle.

©Mariam Sorelle

Les artistes se succèdent. Aussi bons les uns que les autres. Mais les prestations féminines sont un cran au-dessus, d’après moi. C’est du haut de gamme. L’adrénaline monte. Les artistes sont à fond dans leurs différentes prestations. Le public enfle au fur et à mesure que le temps passe. Plein à craquer, le Balafon s’avère finalement exigu pour contenir tout ce monde…

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