les antillais et Guyanais vivants en Côte d’Ivoire commémorent leurs ancêtres

En marge à l’inauguration du mémorial ACTe en Guadeloupe le 10 mai 2015, l’Association des Antillais et Guyanais de Côte d’Ivoire (AAGCI)a organisé, avec le soutien du ministère de la Culture et de la Francophonie, la cérémonie d’ouverture des journées mémoires à Abidjan-Plateau. Moment symbolique, de lutte contre l’oubli, ces journées mémoires s’étendront sur un mois à savoir du 10 mai au 10 juin 2015. Avec pour toile de fond une exposition permanente de livre, de photos, d’objet d’art… en rapport avec la traite des noires et la vie des esclaves des colonies d’Amériques et des Caraïbes. Elles seront ponctuées par des conférences, des projections de films, des représentations artistiques. Et prendront fin par un diner gala baptisé ‘’le retour’’. Si l’Institut Français de Cote d’ivoire a abrité  la cérémonie d’ouverture des journées mémoires c’est la bibliothèque nationale de Côte d’Ivoire qui elle va accueillir l’ensemble de ces activités. Le […]

Pardonner sans toutefois oublier

C’est en parcourant les réseaux sociaux ce matin que j’ai réalisé qu’on était le 11 avril. Date commémorative de l’arrestation de l’ex-président Laurent Gbagbo qui mettait ainsi fin à six longs mois de crise postélectorale sanglante en Côte d’Ivoire. Ce 11 avril, les populations ivoiriennes la perçoivent différemment. Pour certains, c’est une fête, pour d’autres, c’est une défaite. Si je ne sais pas trop où me situer entre ces deux mondes. Je ne suis pas pour autant insensible à cette date. Quand j’ai pris conscience qu’on était le 11 avril, je me suis souvenue des heures chaudes de la crise postélectorale. Comme si une main invisible avait activé le bouton ‘’replay’’ d’une commande, les images affluaient dans ma mémoire. Réveillant en moi la peur, l’angoisse et la tristesse d’autrefois. STOP… Ma mémoire s’est attardée sur ce jour, où, pendant la crise postélectorale je suivais ‘’Les douze coups de midi’’ sur […]

Enlèvement d’enfant : un drame silencieux en Eburnie

Un phénomène malheureux a vu le jour en Côte d’Ivoire. Il s’agit de celui d’enlèvement d’enfants. On compte à ce jour ‘’25 cas avérés’’ d’enlèvement et de mutilations d’enfants. Les images choquantes de ces enfants froidement assassinés font le tour de la toile au grand dam de leurs parents et entourages meurtris. Une véritable perte pour les familles car un enfant arraché aux siens laisse un vide. La psychose s’est véritablement installée dans la capitale économique ivoirienne. Les parents affolés délogent leurs enfants des salles de classe à chaque rumeur d’enlèvements. Des hommes suspectés de vouloir enlever des enfants sont passés à tabac. Le politique peine à rassurer « Nous avons déployé 1500 hommes dont 1000 policiers, 300 gendarmes et 200 militaires dotés de moyen conséquents pour renforcer les patrouilles dans certaines zones criminogènes, les plans d’eau, les abords des écoles, autour des cybercafés ». Cette déclaration faite par le […]

Web Africa Festival : ces femmes qui ont osé

La capitale économique ivoirienne a accueilli du 24 au 26 novembre 2014, le premier festival africain sur le Web et le numérique dénommé Web Africa Festival. Un concours de contenu de sites  internet, d’application et de production a été organisé en marge dudit festival. Les lauréats, à ce concours, ont été primés le mercredi 26 novembre 2014 à la clôture dudit festival. Cependant de tous les lauréats, seulement  deux femmes ont  gravi  les marches du podium ce jour-là. Il s’agit de  Kouakou Félicia Kouakou et Kouraogo Isabelle, plébiscitées toutes deux dans la catégorie ‘’production audiovisuelle’’. Kouakou Felicia Kouakou primé dans la catégorie documentaire section école Kouakou Félicia Kouakou a été primée dans la catégorie documentaire section école. Son documentaire sacré au festival est  intitulé le Karité manne des savanes d’une durée de 13 minutes.  Elle  retrace dans celui-ci la transformation du beurre de Karité. De l’arbre, au fruit en passant […]

L’amour d’une mère

A l’approche  la fête de la Toussaint, communément appelée fête des morts, je me souviens de cette femme, cette mère qui à la date commémorative des morts, se recueillait  sur la tombe de son fils au cimetière de Williamsville. C’était devenue presqu’un rituel pour elle. Elle y allait deux fois au cours de l’année, à savoir le jour de l’an et le 1er novembre. Certes, elles sont nombreuses, ces mères qui viennent pleurer un être cher le jour de la Toussaint. Mais j’évoque aujourd’hui le souvenir d’une seule, de cette dame qui manquera au rendez-vous cette année. Doukouré Fanta puisque c’est d’elle qu’il s’agit, manquera à l’appel de ce 1er novembre 2014.  Si ce nom vous semble inconnu, sachez que c’est celui de la mère du regretté chanteur  Doukouré Amidou Stéphane alias Douk Saga. Ce célèbre artiste ivoirien, créateur du rythme urbain, le coupé-décalé, un concept  qui a eu bien de […]

L’excision, une  marque à vie 

Plateau, l’Indénié, 17 h TU. Bloquée dans un embouteillage, la conversation de trois passagers à l’arrière du taxi me parvient sans effort. Le sujet n’est autre que les femmes excisées. L’un d’eux vient d’une mission dans l’ouest de la Côte d’Ivoire. Il raconte à ses amis sa soi-disant ‘’ mésaventure’’ avec une fille rencontrée au cours de sa mission. « J’ai fait la connaissance d’une belle ‘’go’’ lors de la mission… c’était une vraie meuf avec des courbes appétissantes. On passait les soirées ensemble. Un soir on a voulu aller plus loin.