Violences faites aux femmes : les survivantes ne sont plus seules

Article : Violences faites aux femmes : les survivantes ne sont plus seules
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12 juin 2020

Violences faites aux femmes : les survivantes ne sont plus seules

En cette période de crise sanitaire due à la maladie à coronavirus, des femmes survivantes de violences physiques et sexuelles ont reçu, samedi 6 juin à Abidjan, un réconfort psycho-social de la Ligue Ivoirienne des Droits des Femmes.

Crédit photo : Franck Arichy

À travers cette action sociale dénommée « La ligue à cœur ouvert : pour qu’elles ne soient plus jamais seules ! », la Ligue Ivoirienne des Droits des Femmes en collaboration avec l’ONG internationale EngenderHealth a permis aux 50 survivantes de violences de bénéficier de :

  • Entretiens individuels avec une psychologue en vue de dresser une liste des besoins d’accompagnement de ces dernières ;
  • séance d’information et de services en Santé Sexuelle et Reproductive, assurée par les organisations partenaires EngenderHealth et PSI en Côte d’Ivoire ;
  • dons en nature comprenant des vivres et du matériel de protection contre la Covid-19. 

A cœur ouvert ces femmes ont, au cours de cette activité, brisé le silence.

Depuis novembre 2019, la Ligue ivoirienne des Droits des Femmes est intervenue sur plusieurs cas de violences physiques et sexuelles. Selon la présidente, Méganne Boho, cette première activité grand public vise à démontrer aux femmes qu’elles ne sont plus seules.
« Pour l’année 2020, nous allons aider le plus de victimes à être suivies psychologiquement en créant une synergie entre les autorités gouvernementales et internationales. Nous avons déjà commencé avec le comité national de lutte contre les VBG et la commission nationale des droits de l’homme avec qui nous collaborons sur des cas en cours », a-t-elle affirmé.

Crédit photo : Franck Arichy

La Ligue ivoirienne des Droits des Femmes intervient dans divers aspects liés aux droits de la femme. Principalement, sur les Violences Basées sur le Genre (viol, violences conjugales, harcèlement, pédocriminalité), l’éducation sur les droits des femmes, la facilitation de la prise en charge et la réinsertion des victimes, un appui psychologique, juridique et financier aux victimes.
L’un des défis majeurs que ce réseau féministe devra relever est de parvenir à bout du processus judiciaire en matière de violences sexuelles et conjugales en Côte d’Ivoire.

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